La ville de Nevez

  • Chaque ville a une histoire. Découvrons ensemble à travers ces lignes le riche passé de Nevez, une ville devenue aujourd’hui touristique et très convoitée des étrangers. Les écrits et les témoignages les plus anciens relatant l’histoire de Nevez datent du XIIème siècle. La ville avait déjà une paroisse qui fut dirigée par les moines de Saint Mathieu. C’était Yves Avanant qui y fut le premier recteur bien que l’Evêque eut été contre sa nomination.

    Les limites de Nevez

    En 1792, Nevez est devenue une commune et s’étendait sur 2470 hectares, abritant 306 foyers. Guillaume Sellin était le maire de la commune et vers 1806, il décida de définir les frontières et les côtes névéziennes. Un géomètre ainsi que les maires de Trégunc et de Nizon en furent les témoins.

    L’arrivée des anglais

    Les habitants de Nevez vivaient principalement de l’artisanat. Ils étaient tailleurs, charpentiers, chaumiers, tailleurs de pierre, fendeurs, cordiers … A l’époque de la révolution, les républicains s’attendaient à ce que le recteur, Louis Galliot, ainsi que ses deux vicaires, Guillaume Le Meur et Jean Calvez, prêtent serment à la Constitution Civile du Clergé. Mais comme ceux-ci n’ont pas cédé, ils ont décidé de fuir en Espagne, accompagnés de prêtres et de certains nobles établis sur la commune.

    Puis arrivent les anglais, le 7 juillet 1795, qui ont pénétré dans la presqu’île de Quiberon. L’armée ayant à sa tête le Général Hoche leur empêcha d’aller plus loin. Les anglais ont alors transporté les Chouans sur d’autres endroits des côtes névéziennes, mais ils ont été repoussés par les citoyens depuis le fortin. En dépit de cela, les anglais n’ont pas baissé les bras ; les Chouans sont alors entré dans la commune mais ont fait preuve de respect vis-à-vis des citoyens : ils ont juste demandé à manger. Cependant, certains habitants ont cru qu’il s’agissait d’une invasion, et donc décidé de quitter leurs foyers. 1700 soldats républicains sont venus pour faire en sorte de cerner les Chouans mais ils n’ont pas réussi leur mission.

    Nevez fut sujet à d’autres conflits et malentendus, mais cela n’a pas empêché les premières constructions dont la plupart existe encore de nos jours. Le phare de Port Manec’h a été édifié entre 1866 et 1867 ; en 1868, la première cale du Port a été construit. Ce dernier est devenu une station balnéaire depuis 1904 suite à la construction de l’hôtel Julia.

    Nevez durant les deux grandes guerres

    Durant la première guerre mondiale (1914 – 1918), 104 névéziens sont morts au front. Lors de la seconde guerre, d’autres ont été fusillés surtout pour actes de résistance ; nous pouvons citer Adolphe Furic, René Colin, Arsène Coadou, René Laureau, Jean et François Noach.

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